Communiqué de presse

La ministre Karine Lalieux lance 5 pistes d’action pour relever le taux d’emploi des personnes en situation de handicap dans les administrations fédérales

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La ministre en charge des personnes en situation de handicap Karine Lalieux déposera prochainement sur la table du gouvernement 5 pistes d’action pour relever et soutenir le taux d’emploi des personnes en situation de handicap dans les services publics fédéraux.

 
« Le dernier rapport de la CARPH, qui révèle un taux d’emploi de 1,06% de personnes en situation de handicap dans la fonction publique fédérale, confirme la baisse continuelle du nombre de collaborateurs avec un handicap dans nos administrations. Nous avons pourtant l’obligation légale d’atteindre les 3% ! », réagit la ministre. « ll faut d’urgence inverser la tendance. C’est une responsabilité collégiale de l’ensemble du gouvernement et des services publics fédéraux ».
Booster l’emploi des personnes en situation de handicap
Dans une note qui sera présentée et discutée au gouvernement, Karine Lalieux définit une stratégie en 5 axes afin de responsabiliser tous les acteurs, à chaque niveau, sur l’engagement de personnes avec un handicap dans les administrations fédérales :
  1. La ministre Lalieux propose de convoquer le Collège des présidents des services publics fédéraux ainsi que les responsables du Selor et du réseau fédéral Handicap.

    L’objectif sera d’analyser en profondeur les causes des mauvais résultats relevés par la CARPH et les obstacles au recrutement des personnes en situation de handicap.

    Le rapport serait attendu pour l’automne 2022.
     
  2. Sur base de ce rapport, des mesures concrètes seront définies et des trajectoires seront élaborées pour chacune des administrations pour les aider à atteindre le taux de 3%.

    Ces trajectoires seront adaptées aux réalités des services.
     
  3. Afin de soutenir les administrations dans leurs efforts vers les 3%, Karine Lalieux souhaite leur permettre d’être exemptée des économies budgétaires qui leur sont demandées en matière de frais de personnel et de fonctionnement.
     
  4. La ministre soumettra également au gouvernement l’introduction d’un mécanisme de sanction pour responsabiliser les services publics qui ne respecteraient pas la trajectoire définie.

    Ces sanctions pourraient prendre la forme :

    - soit d’une cotisation à un fond sectoriel paritaire chargé de réaffecter cet argent à des projets permettant l’inclusion de la personne en situation de handicap dans le monde du travail (à l’instar du système français) ;
    - soit d’un gel de ce montant financier avec obligation de le réserver à un projet de mise à l’emploi de personnes en situation de handicap au sein de l’organisation.

    “Ce serait donc de l’argent qui, dans tous les cas, serait immédiatement consacré à l’inclusion des personnes en situation de handicap », insiste Karine Lalieux.
     
  5. La ministre plaidera enfin en faveur d’une collaboration plus étroite avec les acteurs de terrain qui assurent un accompagnement des personnes en situation de handicap pour favoriser leur intégration sur le marché du travail ainsi qu’avec les acteurs de mise à l’emploi et de formation régionaux.
Responsabilité collective
Pour la ministre, les autorités publiques fédérales ne peuvent plus se contenter de s’alarmer des constats désastreux sans agir avec force.
 
Karine Lalieux, ministre en charge des Personnes en situation de handicap : « L’emploi est un vecteur d’émancipation, d’inclusion et de pouvoir d’achat pour les personnes en situation de handicap. En tant que service public, nous devons nous montrer exemplaire, ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui. Pour arriver au taux d’emploi de 3% et améliorer durablement la situation, il faut un engagement de chacun, une prise de conscience collégiale, et un objectif d’inclusion clair partagé par tous !